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Axes de recherche

LES TROIS AXES DE RECHERCHE DU LAET POUR LE CONTRAT 2016-2020

AXE « Interactions mobilités territoires »
Cet axe de recherche capitalise sur les travaux antérieurs du laboratoire et renouvelle nos problématiques en partant du constat que les questions spatiales prennent une part croissante dans les nouveaux enjeux de la mobilité des personnes et des biens. Il interroge la manière dont les structures et les dynamiques spatiales participent à la détermination des mobilités ancrées sur les territoires du quotidien, mais aussi, dans le sens inverse, la façon dont les territoires se constituent à travers les pratiques de mobilité et les politiques de transport.

Les travaux engagés et à venir permettent de nourrir le dialogue entre trois orientations de recherche :
-  une orientation analytique des pratiques tant au niveau micro des individus et des ménages que méso des groupes sociaux. Elle aborde les risques de fragilisation sociale et territoriale à travers les dynamiques économiques et les conditions d’accès à la ville, en intégrant les évolutions de localisations résidentielles et d’activités, ainsi que les évolutions des mobilités. Deux pistes de recherche, au carrefour de questionnements et d’enjeux actuels en économie, en géographie sociale et en aménagement, peuvent être avancées. La première se penche sur la mesure et l’analyse des dépenses en transport des ménages. La seconde porte sur le croisement des approches en termes de potentiels géographiques et d’accessibilité et des approches en termes de pratiques de mobilité et d’accès (à l’emploi, aux ressources urbaines) ;
-  une orientation à visée modélisatrice, intégrant au côté des comportements de mobilité et d’usage des modes de transport, les offres (localisations, transport et accessibilités) et l’organisation de l’espace urbain. Elle entend apporter des éléments de réponse à la double difficulté de faire dialoguer les différentes échelles spatiales et temporelles impliquées et de mettre en relation des modèles de nature différente et issus de champs disciplinaires variés, dont il convient de valider la pertinence, la cohérence et la stabilité au sein de plateformes globales ;
-  enfin, en appui sur les travaux antérieurs, une orientation visant à outiller l’action publique. Elle se déploie d’une part autour de la production d’analyses prospectives des interactions transport - territoire et d’autre part, de l’amélioration des indicateurs de mesure de l’accessibilité, comme des indicateurs d’évaluation économique, sociale et environnementale des politiques de transport et d’aménagement.
Ces trois orientations sont traversées par l’émergence de nouvelles sources de données, et plus généralement des TIC, qui transforment à la fois l’information disponible et les capacités d’organisation des individus, qui interrogent les possibilités nouvelles d’analyse et de modélisation ainsi ouvertes et qui modifient le périmètre et les modalités de l’action publique. Au-delà de telle ou telle question ou champ d’application spécifiques, l’irruption de ces données essentiellement passives, souvent vendues par leurs détenteurs, porte une évolution de nature épistémologique de ce champ d’analyse. Cette question de l’usage des données et de leur reproductibilité fera l’objet d’une réflexion approfondie dans le cadre de cet axe, notamment à l’occasion de ses séminaires.

CONTACTS : Aurélie MERCIER et Jean-Pierre NICOLAS
AXE « Régulation, concurrence, performance, incitations, évaluation »
Cet axe prolonge l’acquis du laboratoire à propos de l’évaluation des politiques publiques de transport et d’aménagement de l’espace. Il s’oriente sur la question de la régulation des activités de réseau qui interpelle tant le milieu académique que la sphère politique. La réalité technique et organisationnelle de ces activités renforce la prégnance des économies d’échelle et d’envergure. De fait, le débat sur l’efficacité d’un marché plus concurrentiel y reste ouvert dans un contexte où l’intérêt général n’est pas défini a priori. In fine, c’est la notion même de régulation qui se trouve débattue dans ses finalités et dans ses instruments.

Cet axe se focalise sur le cas des transports publics, et spécifiquement du transport ferroviaire, à propos desquels les débats en cours, en France comme au niveau européen, interrogent fondamentalement et de façon particulièrement vive la notion de frontière de la firme. Il se structure autour des quatre questions suivantes :
-  1) Quel est le degré optimal de dé-intégration verticale entre gestionnaire d’infrastructure et opérateurs de transport (frontières de la firme et coûts de transactions) ?
-  2) Quel est le degré optimal de dé-intégration horizontale ? Quel est le nombre d’opérateurs viables ?
-  3) Quel type de contrat optimal pour les activités de service public ?
-  4) Quelle doctrine économique pour les régulateurs ferroviaires ? Ces choix à opérer, parce qu’ils appellent des éclairages théoriques eux-mêmes non stabilisés, offrent des perspectives de recherche ouvertes et stimulantes que nous abordons à partir des corpus de l’économie publique, de l’économie industrielle, de l’économie de la concurrence, de la mesure de la performance et la finance, mais aussi, côté incitations, de l’économie comportementale et de l’économie de l’environnement.

CONTACTS : Christian DESMARIS et Olivier KLEIN
AXE « Nouvelles connaissances de la mobilité »
Il s’agit d’un axe construit autour du thème de la connaissance des mobilités à partir d’une approche pluridisciplinaire renouvelée s’interrogeant tout particulièrement sur les processus de production de ces connaissances, leur réception, leur perception et leur usage par et pour les acteurs de la mobilité et des politiques de transport. Cet axe s’inscrit dans une dynamique de recherche, très présente actuellement dans plusieurs champs disciplinaires, qui s’interroge de façon plus réflexive sur le rôle que joue la connaissance "en action" dans le comportement des acteurs. Pour une part l’enjeu de cet axe est de bénéficier de cette dynamique scientifique pour renouveler les travaux sur les politiques de transport et sur la mobilité. Pour une autre part il s’agit de mobiliser l’originalité et la spécificité de ces problématiques pour contribuer à une dynamique scientifique plus générale, portant sur la connaissance « en action ». Il doit ainsi favoriser les collaborations.

Cet axe s’organise autour de trois thèmes :
-  « Compréhension des nouveaux comportements de mobilité » : ce thème répond à l’ambition de repenser le rapport des individus au transport, et en particulier au temps et à la mobilité au prisme de leurs connaissances pour mieux saisir les nouveaux comportements qui se développent ces dernières années.
-  « Innovations et tensions dans l’élaboration de nouvelles politiques de transport » : ce thème s’intéresse à la façon dont les acteurs qui influent sur les pratiques collectives de mobilité – qu’ils soient publics (Etat, collectivités locales) ou privés (entreprises) - modifient ou non leurs logiques d’action face à ces nouvelles pratiques de mobilité, en portant une attention particulière au rôle des connaissances qu’ils ont de ces mobilités
-  « Nouvelles mobilités et recompositions des systèmes urbains » : ce dernier thème vise à comprendre comment la connaissance des nouvelles pratiques de mobilité peut contribuer à éclairer la recomposition des systèmes urbains.

CONTACTS : Stéphanie SOUCHE-LE CORVEC et Philippe ZITTOUN